Les Verts contre une hausse des primes

Les Verts consternés par la hausse des primes en pleine crise économique

Les verts sont choqués par la hausse massive des primes d’assurance-maladie se montant parfois jusqu’à 15%. Au beau milieu de la crise économique, le pouvoir d’achat de la population se trouve ainsi restreint par un biais supplémentaire. Déjà au printemps, les Verts avaient pourtant demandé la suspension de la hausse des primes.

Les hausses annoncées aujourd’hui sont les plus massives connues depuis 1983. Les jeunes adultes se trouvent particulièrement touchés. La politique de concurrence des caisses-maladies en est responsable : durant trop longtemps leur ont été accordés des rabais exagérés pour faire la chasse aux « bons risques ». Les assuré-e-s font maintenant à nouveau les frais de cette politique de concurrence forcenée dont les répercussions sont drastiques, cela alors que la situation économique est difficile et que le chômage augmente.

Une politique de prévention conséquente peut freiner l’augmentation des coûts. Elle a jusqu’ici été négligée dans le monde du travail et à l’égard de la protection de l’environnement bien que ces deux domaines puissent avoir des effets importants sur la santé d la population.

En mai déjà, le groupe parlementaire des Verts avait demandé une suspension de la hausse des primes pendant deux ans afin de bénéficier d’une accalmie pour soumettre le domaine de la santé à des transformations de fond. Les Verts proposent les mesures suivantes à l’égard de la politique des primes :

• Des primes d’assurance-maladie dépendantes du montant du revenu, comme l’avait déjà demandé l’initiative pour une caisse unique.

• La suppression des primes pour enfants.

• L’amélioration de la compensation des risques entre caisses-maladie afin de faire enfin pièce à la chasse aux patients-e-s jeunes et en bonne santé.

• La fin du dumping des prix par les caisses pas chères.

• La soumission des caisses à un contrôle financier.

Pendant ces deux années, l’augmentation des frais de santé doit être palliée par l’Etat : il en a bien été capable lorsqu’il s’est agi de sauver l’UBS.

Malheureusement, la majorité de Conseil national a refusé durant la session d’automne un investissement de 200 millions de francs proposé par le conseiller fédéral Couchepin afin d’amoindrir la hausse des primes. A présent, c’est donc au Conseil des Etats de faire montre de clairvoyance afin d’inverser la vapeur à l’occasion de la session d’hiver.