L’initiative sur les salaires minimums : un outil contre la discrimination salariale à l’encontre des femmes

L’initiative sur les salaires minimums : un outil contre la discrimination salariale à l’encontre des femmes

En Suisse, les femmes sont concernées plus que la moyenne par les bas salaires. La principale raison est la discrimination salariale dont elles sont victimes. C’est pour cela que, lors de la Journée internationale de la femme du 8 mars prochain, les femmes des syndicats appelleront dans toute la Suisse à voter pour l’initiative sur les salaires minimums. Avec un salaire minimum de 22 francs de l’heure, plus de 220 000 femmes verraient leur salaire augmenter, de quoi faire progresser notablement la lutte contre les inégalités de salaire entre femmes et hommes.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en Suisse, plus des deux tiers des 330 000 personnes qui gagnent moins de 22 francs de l’heure sont des femmes. Beaucoup de branches sont concernées, du commerce de détail aux soins privés à la personne, en passant par les centres d’appels et le nettoyage. En 2010, presque trois fois plus de femmes titulaires d’un apprentissage que d’hommes ont dû se contenter d’un bas salaire.

Le salaire minimum légal demandé par l’initiative qui serait soumis au vote le 18 mars permettrait de remédier à cette situation. Les salaires de plus de 200 000 femmes devraient alors être relevés. L’initiative sur les salaires minimums représente donc une des mesures les plus efficaces pour lutter contre la discrimination à l’encontre des femmes. Ainsi, le but constitutionnel d’« un salaire égal pour un travail de valeur égale » se rapprocherait beaucoup.