Plus de transparence salariale

Les Verts, les Vert libéraux, le PS, les femmes du PLR, du PBD et du PDC se sont alliées au Business & Professional Women (BPW) et à l’USS pour participer à l’Equal Pay Day du 7 mars et à la Journée internationale de la femme du 8 mars 2013. Les femmes gagnent 18,4% de moins que les hommes. Elles doivent travailler jusqu’au 7 mars 2013 pour atteindre le même salaire que leurs collègues masculins ont déjà gagné au 31 décembre 2012 à travail égal. Si les stratégies divergent, une chose est claire pour toutes et tous : l’égalité des salaires doit être appliquée sans attendre. Et ce, aussi bien dans les entreprises et dans l’économie qu’au niveau fédéral et cantonal. Les femmes exigent une plus grande transparence tant salariale que procédurale, notamment au niveau de l’application de l’égalité.

« De plus en plus d’hommes souhaitent s’occuper de leurs enfants à côté de leur activité professionnelle », déclare Katharina Prelicz-Huber, présidente des femmes Vertes à la conférence de presse du 4 mars. « A raison, car l’égalité ne doit pas être revendiquée seulement pour le travail rémunéré, mais aussi pour les tâches ménagères et familiales. » Les Verts ont donc pour objectif qu’homme et femme assument chacun la moitié du travail rémunéré et la moitié des tâches éducatives. C’est pourquoi une offensive en faveur du travail partiel pour les hommes est nécessaire, les salaires devant bien sûr être décents pour les deux.

L’égalité des salaires est un pilier stratégique de la politique économique, sociale et du marché du travail. La prévoyance vieillesse dépend également du revenu salarial, raison pour laquelle l’égalité des salaires est indispensable. Marina Carobbio, conseillère nationale, s’engage aussi pour les femmes du PS au niveau de la Confédération et des cantons. « Il ne suffit pas d’approuver tout simplement des lois telles que la loi relative à l’égalité des salaires dans la vie professionnelle et la loi fédérale concernant les marchés publics. Des ressources et des instruments sont requis pour contrôler leur application. Le renforcement des contrôles en matière d’égalité salariale dans les marchés publics est indispensable ».

Les bonus qui ne cessent de s’accroître depuis 1998 ne contribuent pas à combler plus rapidement l’écart salarial entre femmes et hommes. Les « Business and Professional Women exigent plus de transparence dans les bonus et les avantages sociaux », explique Ursula Haller, la conseillère nationale du PBD en marge des votations de dimanche.

Les discriminations et inégalités salariales influencent grandement la vie professionnelle. L’Etat investit des millions dans la formation des femmes. Ces dernières sont entre-temps plus nombreuses que les hommes à obtenir un diplôme universitaire. Pourtant, elles sont toujours moins bien rémunérées sur le marché. « Cela entraîne une série de conséquences économiquement inefficaces, n’étant donc d’aucun intérêt public. Il est dès lors essentiel de combattre de manière cohérente les inégalités salariales », explique Tiana Moser au nom du Parti vert libéral.

Que l’économie prenne ses responsabilités
Les femmes du PLR font appel aux entreprises et à l’économie et les invitent à adhérer au Dialogue sur l’égalité des salaires de leurs partenaires sociaux. Ainsi, à ce jour seulement 32 entreprises sont prêtes à se soumettre au contrôle transparent de leur politique salariale par le biais du Dialogue. L’objectif fixé d’ici à 2014 est de 100 entreprises. « Ce résultat n’est pas du tout satisfaisant. J’attends maintenant une offensive pour renforcer le dialogue de l’égalité des salaires », déclare Carmen Walker Späh.

« Négociations salariales ou contrats CCT, les syndicats ne sont pas uniquement actifs au sujet de la discrimination salariale en vue du 8 mars », souligne Christine Michel, co-présidente de la Commission féminine de l’USS. L’électorat pourra s’exprimer beaucoup plus sur l’égalité des sexes dans un proche avenir : avec l’initiative de l’USS sur les salaires minimums, qui revendique un salaire minimum de 4000 francs par mois. 400 000 personnes, dont 300 000 femmes pourront en profiter sans attendre.