Il est grand temps que les Verts entrent au Conseil fédéral

Il est grand temps que les Verts entrent au Conseil fédéral

Les Verts revendiquent le siège laissé vacant par la démission du conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz. Il est grand temps que les dossiers environnementaux soient mieux défendus au gouvernement suisse. Les Verts souhaitent que les deux personnes qui succéderont à Moritz Leuenberger et Hans-Rudolf Merz soient élues lors de la même session.

 

C’est désormais une évidence : les Verts ont leur place au Conseil fédéral. Election après élection, le parti au tournesol n’a cessé de progresser ces dernières années. Il compte vingt deux sièges au Parlement fédéral et ses élues et élus ont acquis une solide expérience de l’exécutif dans les cantons et les communes. Les écologistes sont aujourd’hui présents dans les gouvernements de sept cantons et de plus de quarante-cinq villes. Connus et estimés bien au-delà des frontières de leur formation, ils apportent chaque jour la preuve de leur détermination et de leur sens de la collégialité. Ce printemps, la brillante réélection de Bernhard Pulver au Conseil d'Etat bernois l’a prouvé une fois de plus; son action comme chef du département de l'enseignement du canton de Berne a été récompensée par le meilleur résultat électoral du collège.

 

Mais les compétences politiques des Verts ne sont pas seules à plaider pour une représentation de leur parti au Conseil fédéral. Les crises économique et climatique font sentir l’urgence d'une réorientation écologique et sociale de la politique suisse.

 

Durant la dernière session parlementaire, les partis bourgeois se sont distingués une fois de plus par leur totale méconnaissance des enjeux environnementaux. Malgré des catastrophes écologiques de grande ampleur, telle la marée noire dans le golfe du Mexique, ils ont persisté dans leur refus de mettre en place une politique climatique digne de ce nom. Invoquant des intérêts économiques à court terme, ils se sont opposés à des mesures de réduction des émissions de CO2 de la Suisse. La transformation écologique de l'économie est pourtant l’unique moyen de ne pas compromettre gravement l'avenir de la planète.

 

Donner une forme concrète à l’indispensable Green New Deal n’ira pas sans un renforcement du camp rose-vert au Conseil fédéral. Pour y parvenir, il faut dès à présent une conseillère fédérale ou un conseiller fédéral écologiste. Les Verts communiqueront le nom de cette candidate ou de ce candidat en temps voulu.

 

Les élections au Conseil fédéral ne doivent cependant pas empiéter sur le temps que le Parlement consacre aux dossiers politiques importants. Les Verts demandent donc que les personnes qui succéderont aux deux conseillers fédéraux sortants soient élues lors de la même session. Dans le cadre de leur projet de réforme du Conseil fédéral, les Verts ont d’ailleurs proposé que les démissions en cours de législature ne soient plus possibles que pour des raisons de santé, ou en cas de crise politique grave.