Trois candidats verts à la candidature

Trois parlementaires verts sont candidats à la candidature

Lors d’une séance extraordinaire du groupe parlementaire écologiste, trois membres du Conseil national ont fait savoir qu’ils étaient à disposition de leur parti pour une candidature verte au Conseil fédéral. Il s’agit de Marlies Bänziger (ZH), Geri Müller (AG) et Brigit Wyss (SO). Le groupe a tenu à souligner la nécessité d’une présence écologiste au gouvernement suisse.

 

Les trois candidats à la candidature sont parfaitement aptes à remplir des fonctions gouvernementales. Parlementaires expérimentés ayant fait leurs preuves au Conseil national, ils disposent également d’un important bagage acquis dans leurs cantons respectifs, en politique et dans leurs activités professionnelles.

Domiciliée à Winterthur, Marlies Bänziger est entrée à la commission des finances du National en 2007, après avoir siégé douze ans au conseil de district et sept ans au législatif de sa ville. Elle fut en outre membre de l’assemblée constituante du canton de Zurich. Conseiller national depuis deux législatives, Geri Müller est originaire de Baden, ville qu’il dirige depuis cinq ans en qualité d’adjoint au maire. Il préside la Fondation suisse pour l’énergie (FSE). Elue en 2007, Brigit Wyss siège à la commission de gestion et à la commission juridique du National. Cette juriste spécialiste des questions environnementales est membre de l’exécutif de la ville de Soleure depuis 2005.

Il n’est pas impossible que d’autres noms s’ajoutent au trio. Le groupe écologiste désignera officiellement sa candidate ou son candidat lors de sa séance ordinaire des 3 et 4 septembre 2010.

 

Un argument mathématique, mais pas seulement

Les Verts avaient déjà fait savoir qu’ils revendiquaient le siège du libéral-radical Hans-Rudolf Merz. Ils se fondent sur l’arithmétique de la concordance, mais invoquent également des arguments politiques, et mettent en avant d’indéniables compétences gouvernementales.

Pour lutter contre la crise climatique et mettre en œuvre une transformation écologique de l’économie, il est indispensable de renforcer le camp rose-vert au Conseil fédéral. La politique menée jusqu’ici en matière d’environnement et d’énergie aura de lourdes conséquences pour les prochaines générations, et il est urgent de changer de cap. Préoccupés par une fâcheuse tendance à la démission en cours de mandat, les Verts sont prêts à s’engager pour des législatures complètes et à s’affranchir des enjeux de pouvoir pour gouverner dans le souci du bien commun.