Non à une armée boulimique

Plusieurs dossiers de l'armée ont été débattus durant la session d'été 2015. Les Verts se sont exprimés de manière très critique par rapport au développement de l'armée et rejettent ce projet. En outre, il sera décidé du sort des fonds pour le Gripen, qui selon le DDPS devraient rester dans le budget militaire. Les Verts s'engageront pour que ces fonds retournent dans le budget de la Confédération. L'armée doit tout d'abord développer une stratégie et analyser les nouveaux dangers avant de dépenser de l'argent que la population a refusé de lui octroyer.

Pour les Verts suisses, il manque une analyse précise et réaliste des menaces en fonction de lesquelles la défense doit s'orienter. Cette analyse devrait inclure les véritables menaces qui pèsent sur la sécurité de la Suisse, tel que le réchauffement climatique.

La probabilité d'une aggression militaire conventionnelle de la Suisse doit être considérée comme extrèmement faible – et ce pas uniquement depuis la fin de la guerre froide. Les pays voisins sont des pays amis: la défense nationale classique est anachronique. De ce fait, la tâche principale de l'armée – la défense nationale du pays – devient caduque. Pour d'autres risques (terrorisme international) et d'autres tâches (sécurité intérieure), l'armée ln'est pas adaptée: ni pour remplir des missions de police, ni de protection et de catastrophes.