Robert Cramer à propos de la priorité aux chômeurs de la CIP-E.

La priorité aux chômeurs de la CIP-E est une solution équilibrée et eurocompatible. Aux partis bourgeois de ne pas la torpiller! Le temps presse, les enjeux sont importants.

Mise en œuvre de l’initiative contre l’«immigration de masse»

Pour les Verts, une mise en œuvre de l’article 121a doit être euro-compatible et non discriminatoire. Mais il est clair à leurs yeux que de donner la priorité aux chômeurs n’est pas la panacée.

Durant la session d’hiver, les deux Chambres devront se prononcer définitivement sur cet objet : il s’agit de garantir la participation de la Suisse au programme de recherche «Horizon 2020». Les Verts soutiendront donc une solution de mise en œuvre raisonnable de l’initiative "Contre l’immigration de masse" faisant la part belle aux mesures internes, notamment en exploitant mieux le potentiel de main d’œuvre indigène. Une telle solution est euro-compatible et non discriminatoire, elle garantit la libre-circulation des personnes et préserve les Bilatérales.

La priorité aux chômeurs n’est pas la panacée

Cependant, la priorité donnée aux chômeurs n'est pas le Graal. Œuvrer en faveur d'une meilleure insertion professionnelle requiert une large palette de mesures comme faciliter la conciliation travail-famille, mettre l’accent sur la formation dans des secteurs-clés comme la santé, mieux reconnaître les diplômes obtenus à l’étranger, mieux protéger les travailleurs âgés.

Initiative RASA : Oui au contre-projet

Dans un deuxième temps, le Conseil fédéral devra lever la contradiction entre l'article 121a controversé et la loi d'application euro-compatible. Pour cette raison, les Verts ont salué l'annonce d'un contre-projet direct à l'initiative RASA. Ce contre-projet pourrait remporter une plus grande adhésion que la simple proposition d’annuler le vote du 9 février 2014. Mais uniquement à la condition suivante: le Conseil fédéral doit renforcer les mesures d’accompagnement et mieux protéger les salarié-e-s contre des conditions de travail précaires, le travail au noir et le dumping salarial.