Josef Lang, vice-président, à propos de la Grèce

La Suisse aussi a des obligations à l’égard de la Grèce. Elle doit intervenir auprès du FMI en faveur d’une réduction de la dette.

Mettre fin à la crise en Grèce

Les Verts demandent que la Suisse participe aux efforts pour mettre fin à la crise en Grèce. Ils préparent des interventions parlementaires sur les mesures suivantes :

  • Le Conseil fédéral doit intervenir au FMI en faveur d’une réduction de la dette ainsi que d’une restructuration de celle-ci, avec des délais de remboursement plus longs et des intérêts plus bas. Le programme d’austérité doit être abandonné. En lieu et place, il faut des réformes judicieuses, entre autres en termes de lutte contre la corruption et l’évasion fiscale.
  • Les banques suisses et le Conseil fédéral doivent faire avancer le retour en Grèce des fortunes soustraites aux impôts. Pour cela, il faut utiliser mieux les possibilités offertes par l’assistance administrative et conclure un nouvel accord sur une amnistie fiscale en échange de déclarations volontaires et du rappel d’impôt sur les fortunes non déclarées.
  • La Suisse, pays de l’industrie pharmaceutique, doit préparer des livraisons de médicaments à la Grèce. La crise a provoqué ces dernières années une forte augmentation du nombre de personnes sans couverture pour la maladie en Grèce. Comme les importations diminuent, les médicaments se raréfient de plus en plus.

Les Verts veulent mettre fin à la situation d’urgence en Grèce. Ils veulent empêcher la sortie de la Grèce de la zone euro et un éclatement de l’Europe. Pour donner du poids à leurs demandes, les Verts rejoignent le Comité « Solidarité avec la Grèce » et soutiennent l’Appel des Verts européens pour un « Fair Deal ».