Statut de l'admission provisoire

La majorité de droite de la CIP-E refuse de tenir compte de la situation des requérants d’asile au bénéfice d’une admission provisoire. En leur empêchant l’accès au marché du travail, la droite fabrique de l’exclusion.

Robert Cramer à propos du statut de l'admission provisoire

La majorité bourgeoise de la Commission des institutions politiques des Etats (CIP-E) refuse de tenir compte de la situation des requérants d’asile au bénéfice d’une admission provisoire. Contrairement aux Verts, elle a rejeté une motion de sa commission sœur (17.3270), adoptée par le National, demandant que l’admission provisoire soit transformée en un statut plus durable et plus stable. En effet, le Conseil fédéral a reconnu qu’il était urgent d’agir (rapport): ces hommes et ces femmes restent en moyenne jusqu’à 10 ans en Suisse. Or, leur statut juridique précaire et incertain rend leur intégration plus difficile. Une révision de leur statut leur permettrait de pouvoir bénéficier de mesures d’intégration dans la société et sur le marché du travail.
 
Large soutien en faveur d’une révision
Tant la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS), l’Union des villes suisses et l’Association des communes suisses, soit les autorités en charge sur le terrain des politiques d’intégration, appellent aussi de leurs vœux une révision de ce statut plus que précaire. La majorité de droite de la CIP-E n’a pas voulu les écouter.