Sibel Arslan à propos des coupes budgétaires dans l’aide au développement

La participation de la Suisse à la lutte contre la faim et la pauvreté doit être correcte. En tant que riche pays industrialisé, nous avons une responsabilité particulière.

Lors de la séance d’aujourd’hui, les Verts demanderont à la Commission de politique extérieure du Conseil national de relever la part de l’aide publique au développement (ratio APD) à 0,7% du revenu national. C’est l’objectif que la Suisse a déclaré en 2015 à la Conférence onusienne Financing for Development à Addis Abeba ainsi qu’au Sommet de l’ONU sur les objectifs du développement durable (Agenda 2030, Sustainable Development Goals) à New York. Pour ce faire, la Suisse doit définir un ratio APD pour la coopération internationale 2017-2020 de 0,5% au minimum, sans comptabiliser les coûts de l’asile. 

En automne 2015, le Conseil fédéral avait encore déclaré vouloir atteindre les objectifs onusiens pour le développement durable. Depuis lors, ni le Conseil fédéral, ni la Commission des finances du Conseil national ne veulent en entendre parler. Au contraire, sous prétexte d’un programme de stabilisation 2017-2019 concocté à la hâte, ils veulent réduire les fonds à moins de 0,5% du revenu national, alors que le Parlement s’est prononcé en faveur du maintien du 0,5% à plusieurs reprises. 

Des millions de personnes fuient la guerre, les conflits, le changement climatique ou la faim et la pauvreté. Les Verts requièrent qu’en tant que riche pays industrialisé, la Suisse participe de manière équitable à la lutte internationale contre la pauvreté et la faim. A titre de comparaison, la Norvège ou la Suède consacre respect. 1,09% et 1,00% de leur revenu national à l’aide publique au développement