Résoudre les problèmes de trafic au lieu d’en créer

Les Verts approuvent la mise en place d’un fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (FORTA), qui assurera le financement à long terme des programmes destinés aux agglomérations. Par contre, ils invitent la Confédération à économiser sur les projets routiers superflus ou réalisables à meilleur compte. Un audit du réseau devrait clarifier les priorités en matière d’investissements.

Les Verts relèvent avec satisfaction que le FORTA assure la participation financière de la Confédération aux projets destinés aux agglomérations. Ce sont en effet les agglomérations qui souffrent le plus du trafic, ce qui nuit à la qualité de vie de leurs habitants. Sont d’une nécessité absolue les investissements en faveur de la mobilité douce, à vélo ou à pied, et des transports publics locaux.

Revoir à la baisse les projets inappropriés
Le parti écologiste invite cependant la Confédération a réexaminé les projets prévus pour « parachever » le réseau ou éliminer des goulets d’étranglement, dans le but de combler le manque de fonds. Il s’agit notamment de projets controversés, tels que la route nationale A4 Axenstrasse en Suisse centrale ou le tronçon A5 pour le contournement de Bienne. Actuellement, ces projets ne sont plus vraiment appropriés et pourraient être réalisés à meilleur compte. En renonçant à la construction de tronçons superflus, non seulement on assure le financement de l’entretien des routes mais on protège également mieux les zones habitées et naturelles.

Un audit du réseau est nécessaire pour fixer les priorités
La création du FORTA doit s’accompagner d’un audit du réseau afin de montrer quels investissements sont nécessaires dans les prochaines décennies et d’en fixer l’ordre de priorité. Il permettra également de déterminer les besoins financiers effectifs et le futur montant de la surtaxe sur les huiles minérales.

Par ailleurs, les Verts invitent la Confédération à examiner des alternatives techniques et organisationnelles aux nouvelles constructions et à l’extension du réseau routier.

Ces alternatives sont :

  • transférer davantage le trafic des personnes et des marchandises sur le rail
  • réduire la vitesse afin de réguler le trafic et améliorer la sécurité
  • aménager des voies réservées aux véhicules transportant plus de 2 personnes aux heures de pointe (car la moyenne est de 1,6 personne, voir 1,12 pour le trafic pendulaire).

Il faut par contre éviter de prélever des impôts de manière anticipée afin de ne pas susciter de nouvelles envies de construction. Les Verts rejettent en outre fermement un transfert des recettes automobiles du budget général de la Confédération à la construction routière.