Soutenir la mobilité douce plutôt que les autoroutes

Les Verts soutiennent la création du fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (FORTA). Les agglomérations seront la priorité de ce nouveau fonds, en particulier les transports publics de proximité et la mobilité douce. Les Verts s’opposent par contre à toute construction de nouvelles autoroutes. Les recettes de l’impôt sur les véhicules automobiles ne doivent pas être détournées de la Caisse fédérale pour être affectées au FORTA, comme le propose le Conseil fédéral.

Les Verts se réjouissent que les projets d’agglomération trouvent une source de financement pérenne avec le fonds pour les routes nationales et les transports d’agglomérations. En effet, ce sont avant tout les agglomérations qui connaissent un trafic important qui péjore largement la qualité de vie de ses habitant-es.

Renforcer les projets d’agglomération
Pour conjurer les problèmes de trafic dans les agglomérations, il n’est pas nécessaire de construire de nouveaux projets routiers dispendieux qui produiront des immissions supplémentaires. Au contraire, une des solutions se situe au niveau des projets d’agglomération qui offrent une intermodalité et un développement urbain coordonné. Les transports respectueux de l’environnement, tels que la mobilité douce et les transports publics de proximité, doivent être particulièrement encouragés.

Pas de construction de route à la charge de la Caisse fédérale
Les Verts saluent le fait que FORTA permettra également l’entretien du réseau des routes nationales et garantir ainsi la sécurité des usagers. Par contre, les Verts rejettent catégoriquement toute extension du réseau routier, d’autant plus si celle-ci se fait aux frais de la Caisse fédérale, tel que proposé par le Conseil fédéral.

Si l’on abandonne les projets de constructions routières luxueuses, FORTA n’a pas besoin de source financière supplémentaire. Les Verts refusent donc que les recettes de l’impôt sur les véhicules automobiles sortent de la bourse de la Caisse fédérale et soient affectées au financement de la construction de routes. La circulation routière cause chaque année 8.5 milliards de francs de dommages qui ne sont actuellement pas pris en charge. Les recettes de l’impôt sur les véhicules doivent permettre de couvrir ces coûts et doivent donc continuer à être versées à la Caisse générale de la Confédération.