Le 2e tube est une vaste escroquerie

Inutile et ruineux, le 2e tunnel routier au Gothard constitue une vaste escroquerie, à laquelle les Romands doivent répondre par un NON !

Le « Comité romand contre le 2e tunnel routier au Gothard » lance sa campagne pour un non le 28 février. Il dénonce un projet qui ne répond à aucune nécessité, mais sabote les investissements consentis pour le ferroutage, tout en gaspillant 3 milliards au détriment des besoins réels, notamment en Suisse romande. De surcroît, ce tunnel absurde constitue un cadeau empoisonné pour le Tessin. Une campagne de terrain va débuter, pour inciter les Romands à refuser un projet que le Comité qualifie de vaste escroquerie.

Mercredi 6 janvier à Lausanne, le « Comité romand contre le 2 tunnel routier au Gothard » a lancé sa campagne pour un NON dans les urnes le 28 février. Fort de 200 membres issus la société civile et politique, le Comité était représenté par Caroline Beglinger, co-directrice de l'ATE, Lisa Mazzone, conseillère nationale, Les Verts, GE, Laurent Seydoux, vice-président des Vert’libéraux, membre du Comité de l’Initiative des Alpes, Géraldine Savary, conseillère aux États, PS, VD et Sinue Bernasconi, membre du Comité tessinois contre le 2 e tunnel et des Jeunes Libéraux-radicaux.

Lisa Mazzone a montré combien ce projet est absurde, parce qu’inutile. Premièrement, 90% des embouteillages se produisent sur les autoroutes des régions urbaines, selon l’Office fédéral des routes (OFROU) ; par ailleurs, le trafic journalier moyen au Gothard est de 17 000 véhicules, ce qui correspond à la circulation existant à Saint-Ursanne sur la Transjurane ou à Orbe, sur le tronçon en direction de Vallorbe. Deuxièmement, le trafic au Gothard est stable depuis 15 ans, alors qu’il augmente fortement aux abords des villes et dans les agglomérations ; chaque jour, plus de 100 000 véhicules empruntent l’axe Lausanne-Genève et 80 000 passent à Morges. Troisième absurdité, le tunnel routier du Gothard peut parfaitement être rénové sans construire un second tunnel routier : jusqu’en 2010, c’était d’ailleurs la variante préconisée par le Conseil fédéral. Quatrièmement, il n’y a aucune urgence à se lancer aujourd’hui dans des travaux inconsidérés; au début novembre, l’OFROU a publié une étude assurant que le tunnel routier peut être utilisé en toute sécurité jusqu’en 2035 !

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