La Suisse doit se préparer à sortir du nucléaire

Le groupe parlementaire des Verts regrette que la débat parlementaire spécial consacréeà la sortie du nucléaire ait lieu seulement lors de la session d’été, et non lors de celle d’avril, comme espéré. Il réaffirme la nécessité d’un abandon rapide de l’énergie nucléaire. Après Fukushima, il est urgent de lutter contre le gaspillage d’électricité, de déplafonner l’encouragement au développement des énergies renouvelables et de renforcer la coopération internationale. Le groupe des Verts a décidé aujourd’hui e déposer une série d’interventions parlementaires visant ces objectifs.

Le groupe parlementaire des Verts déplore que le Conseil fédéral élabore des scénarios concernant l’avenir de la Suisse sans consulter le Parlement et avoir reçu un mandat explicite de sa part. Le groupe des Verts aurait souhaité que la session spéciale consacrée au nucléaire ait lieu en avril déjà. Lors de la session précédente, il a déposé une série d’interpellations sur la sécurité des installations nucléaires et les éléments à prendre en compte pour décider l’abandon de l’atome.

Déplafonner la RPC
Lors de la prochaine session spéciale, les Verts vont exiger des mesures supplémentaires pour sortir rapidement du nucléaire sans compromettre l’approvisionnement électrique. Ils demandent en particulier la suppression du contingentement qui limite les montants d’encouragement aux investissements dans les énergies renouvelables. Cette limitation freine inutilement un secteur en plein essor et empêche le développement d’alternatives au nucléaire.
De très nombreux appareils et machines électriques fonctionnent pendant toute la nuit en pure perte. Tous ces climatiseurs, serveurs informatiques et appareils d’éclairage pourraient être éteints sans perte de confort. Dans le secteur tertiaire, cela permettrait d’économiser près de 2,5 TWh par année. De nouvelles estimations parlent même d’un potentiel de 9 TWh sur l’ensemble des usagers. Les centrales nucléaires de Beznau I et II et de Mühleberg pourraient ainsi être débranchées. Le Conseil fédéral doit élaborer un plan d’action concret pour lutter contre la consommation de courant inutile.

Exploiter le potentiel de la coopération internationale
Il reste encore beaucoup à développer dans le domaine des coopérations avec l’étranger. Les énergies renouvelables doivent être mises en réseau et utilisées là où elles sont facilement disponibles. En plus des participations déjà existantes dans des projets européens de production de courant à partir de sources renouvelables en Europe, le Conseil fédéral doit étudier la possibilité d’une collaboration dans le cadre de Desertec, production de courant dans les déserts.