Le Conseil fédéral doit arrêter immédiatement Beznau et Mühleberg

Trois ans après Fukushima, les Verts demandent au Conseil fédéral d’ordonner l’arrêt immédiat de Beznau et de Mühleberg et de renforcer les compétences décisionnelles de l’autorité de surveillance.

Suite au 11 mars 2011, Conseil fédéral et Parlement ont dû admettre que même dans un pays hautement industrialisé, les centrales nucléaires représentent un danger mortel pour nous et les générations futures. Aujourd’hui, trois années plus tard, les cinq centrales suisses sont pourtant toujours en service, et notamment la plus vieille centrale nucléaire au monde – Beznau I – ainsi que Mühleberg, une centrale du même type que celle de Fukushima.

C’est pourquoi il est temps de prendre des décisions responsables à l’occasion de la 3e commémoration de la catastrophe de Fukushima, qui aura lieu demain. Sur la base des évaluations de l’IFSN, les Verts requièrent l’arrêt immédiat des centrales de Beznau et de Mühleberg.

Si les promesses ne sont pas tenues, les Verts iront devant le peuple
Lors des élections de 2011, presque tous les partis ont promis qu’en matière d’énergie nucléaire « la sécurité avait la priorité ». Mais depuis lors, nombreux sont les parlementaires bourgeois à vouloir laisser fonctionner les centrales nucléaires en Suisse jusqu’en 2060. Si le Parlement n’inclut pas un véritable scénario pour sortir du nucléaire dans la stratégie énergétique 2050, il ne restera plus que l’initiative populaire des Verts pour imposer une échéance contraignante et garantir la sécurité : sécurité pour la population, mais aussi pour les investissements dans le secteur énergétique.

Renforcer l’IFSN
Vu leur grand âge, les centrales nucléaires suisses ne sont pas à l’abri de défaillances techniques de leurs composantes sécuritaires. Un risque qui n’est plus chiffrable. Avec Beznau, la Suisse abrite la plus vieille centrale du monde. Malgré de graves déficiences, Mühleberg est censée rester en service jusqu’en 2019. L’IFSN ne devrait pas tolérer une telle situation. Cette autorité de surveillance sans réel pouvoir donne davantage de poids aux intérêts économiques des exploitants qu’à ceux de la population d’être protégée contre les risques nucléaires. Pour changer la donne, le Conseil fédéral doit garantir l’indépendance de l’autorité de surveillance et la doter des compétences nécessaires.