Le DETEC ne respecte pas la sécurité

Le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) a délivré une autorisation d’exploiter la centrale nucléaire de Mühleberg pour une durée illimitée. Les Jeunes VertEs et les Verts suisses sont scandalisés par cette décision irresponsable, qu’ils envisagent d’attaquer en justice.

Risques pour la sécurité
Le réacteur de la centrale nucléaire (CN) de Mühleberg a été construit pour une durée d'exploitation de 30 ans. Il fonctionne encore aujourd'hui, après 38 ans, malgré qu'il présente depuis longtemps de graves risques pour la sécurité; on sait depuis 1990 que le manteau du cœur du réacteur est fissuré, et ces fissures ont grandi de plus d'un mètre ces dernières années. A cela s'ajoutent depuis peu des fissures dans la cuve de pression. La CN de Mühleberg a le plus vieux réacteur à eau bouillante encore en service dans le monde, et il est tout simplement irresponsable d'autoriser une installation disposant d'une technique pareillement dépassée à fonctionner pendant une durée indéterminée.

Les Jeunes VertEs et les Verts suisses sont persuadés que l'avenir énergétique se trouve dans l'augmentation de l'efficacité énergétique et dans les énergies renouvelables, et non dans des centrales nucléaires vétustes et dangereuses.

Mépris de la volonté du peuple
La Loi fédérale sur l'énergie nucléaire (LENu) astreint le DETEC à consulter les cantons concernés par ce type de décisions. Des cinq cantons consultés, seuls Soleure et Berne se sont prononcés pour une prolongation de la durée d'exploitation. Les cantons de Neuchâtel, de Fribourg et de Vaud ainsi que la ville de Berne s'y sont opposés. L'opposition dans le canton de Vaud s'est exprimée par une majorité de 64% des votants. Le DETEC méprise donc les prises de position cantonales et la volonté du peuple. Les Jeunes VertEs et les Verts suisses condamnent une façon de procéder scamdaleuse qui contrevient à la tradition démocratique de la Suisse.

Mesures juridiques
Les Jeunes VertEs et les Verts suisses envisagent d’attaquer la décision du DETEC. Il n'est pas acceptable que des réflexions économiques prédominent sur la sécurité de la population et la volonté du peuple.