Beznau I ne doit pas être remise en service !

L’autorité de surveillance des centrales nucléaires a pris une décision irresponsable : le réacteur 1 de Beznau peut redémarrer. Mais cette paléo-centrale vétuste ne pourra jamais être modernisée pour répondre aux normes de sécurité actuelles. Plus de 11'000 personnes déjà ont signé une pétition adressée à l’IFSN et à la conseillère fédérale Leuthard, demandant de ne pas autoriser la remise en service de Beznau I. Les Verts argoviens, les Verts suisses et d’autres organisations appellent à manifester ce soir à Baden devant le siège d’AXPO (18h).

Beznau I est une paléo-centrale vétuste et devrait être définitivement débranchée du réseau. La liste des défauts connus de la centrale de Beznau est longue :

  • Alimentation électrique de secours et système de refroidissement d’urgence insuffisants
  • Risque en cas de catastrophe aérienne, en raison d’une enveloppe extérieure de 70 à 90 cm trop fine
  • Protection contre les tremblements de terre et les inondations non garantie
  • Corrosion de l’acier de l’enceinte de confinement primaire

En d’autres mots : cette centrale constitue une menace. Il n’est pas responsable que l’autorité de surveillance ferme les yeux face à de telles évidences et ploie devant AXPO.

Beznau I ne pourra jamais être rééquipée de façon à pouvoir respecter les normes de sécurité actuelles, tout comme un téléphone des années 60 ne pourra jamais se transformer en un smartphone. Plutôt que de dépenser des centaines de millions de francs pour moderniser cette centrale, AXPO devrait investir dans le démantèlement de Beznau.

Leçon apprise après la catastrophe de Fukushima ? Aucune !

Dimanche prochain, cela fera sept ans qu’un tsunami frappait les côtes orientales du Japon et provoquait la catastrophe de Fukushima. Malgré cela, Beznau I, un réacteur encore bien plus vieux, devrait être remis en service. Les autorités et les exploitants de centrales n’ont tiré aucune leçon de cette catastrophe.

Les conséquences de la fusion du réacteur de Fukushima se font encore sentir aujourd’hui. Du jour au lendemain, une région entière est devenue inhabitable, plus de 100'000 personnes ont perdu leur maison et ne pourront retourner vivre sur ces terres avant longtemps. Des milliers d’employé-e-s sont encore occupés à décontaminer les lieux. La montagne de déchets radioactifs augmente de jour en jour. Et on ne sait toujours pas à quoi ressemble l’intérieur des réacteurs touchés. L’ampleur exacte des dégâts reste une grande inconnue.