Tourisme durable contre construction effrénée de résidences secondaires

Le succès de l'initiative sur les résidences secondaires ouvre de nouvelles possibilités pour les régions touristiques. La solution réside dans un tourisme durable, orienté vers l'avenir et ancré dans les régions. Ce matin, les Verts ont tenu une conférence de presse pour présenter des mesures concrètes pour un tourisme durable et pour soutenir le secteur immobilier régional; ils ont aussi fait état de leurs attentes quant à la définition des résidences secondaires.

Le Conseiller national zurichois Bastien Girod a commencé par rappeler que l'acceptation de l'initiative sur les résidences secondaires constitue un succès important pour l'environnement et le paysage; il s'agit maintenant de trouver des solutions concrètes.

Pour une transformation du secteur touristique
Pour Alec von Graffenried, Conseiller national bernois, le résultat de ce scrutin offre l'opportunité de concevoir une stratégie pour un tourisme durable, c’est-à-dire un tourisme de haute qualité qui dégage le potentiel pour une meilleure création de valeur économique dans les régions touristiques.

Les Verts demandent les mesures concrètes suivantes:
• Des zones hôtelières pour maintenir et promouvoir l'hôtellerie
• L’amélioration du taux d'occupation par la coordination des offres de location
• La gestion du changement par une politique foncière active des pouvoirs publics
• Assez de résidences principales pour assurer la capacité à loger les populations locales
• Promouvoir les produits locaux par des systèmes de vente directe

Pour un secteur immobilier vert
Thierry Largey, président des Verts du district de Sion, a souligné qu'il faut aussi un programme de construction et d'assainissement écologiques pour renforcer les secteurs régionaux de la construction, ainsi que pour le tournant énergétique. Pour y parvenir, les Verts demandent l'introduction de solutions de financement appropriées comme la constitution d'un fonds spécial pour la rénovation de résidences secondaires.

Pas de dilution de la définition des résidences secondaires
La Conseillère nationale vaudoise Adèle Thorens considère que la Confédération doit définir ce qu'est une résidence secondaire de façon compréhensible et avec peu d'exceptions pour éviter que l'initiative soit édulcorée. C'est l'usage comme résidence principale ou secondaire qui est déterminant, comme le définissent déjà les législations cantonales pour des raisons fiscales. Si la proportion de résidences secondaires dépasse les 20% dans une commune, on ne peut plus en construire d'autres.