L'initiative pour une économie verte est indispensable

«L’initiative pour une économie verte» est indispensable pour concrétiser le Masterplan Cleantech

Pour les Verts, le Masterplan Cleantech de la Confédération va dans la bonne direction. Il se borne cependant à exprimer des intentions qui n’engagent à rien. Pour rendre l’économie plus durable et plus efficiente dans son utilisation des ressources, il est indispensable de définir des objectifs chiffrés, un calendrier ambitieux et des mesures efficaces. C’est justement ce que demande l’initiative pour une économie verte. Sans elle, le Masterplan Cleantech restera lettre morte.

Nous vivons sur un trop grand pied du point de vue de notre consommation de ressources. Depuis leurs débuts, les Verts élaborent des solutions politiques pour résoudre ce problème. Ils se réjouissent dans leur réponse de consultation que la Confédération en ait enfin pris conscience avec le Masterplan Cleantech. Ce document va dans la direction que les Verts préconisent depuis des années. Ils ne peuvent que souscrire à son analyse de la situation et aux mesures proposées. On y retrouve plusieurs idées lancées par des parlementaires Verts, par exemple le principe du Top-Runner et la mise en œuvre de l’écologie industrielle. Pour être crédible et efficace, une stratégie Cleantech doit rendre l’économie compatible avec le maintien des ressources terrestres. L’économie du tout jetable doit faire place à une économie circulaire.

Mais les buts énoncés par le Masterplan sont trop vagues pour avoir une réelle influence sur les milieux économiques et les instituts de formation. Ils doivent impérativement être complétés par des objectifs chiffrés et un calendrier précis qui poussent les acteurs à mettre en place des comportements écologiques.

L’initiative pour une économie verte est indispensable

L’initiative pour une économie verte part du même constat que le Masterplan Cleantech. Mais elle va beaucoup plus loin, en s’attachant à réaliser très concrètement ses objectifs. Elle pose les fondements de l’économie circulaire de demain. Ce type d’économie se caractérise par la valorisation systématique des déchets et émissions produits, afin de limiter au maximum leur impact sur la biosphère. L’initiative exige que la Confédération évalue régulièrement les stratégies mises en œuvre en matière de Cleantech, et qu’elle les améliore au besoin. Si les buts fixés ne sont pas atteints, des mesures supplémentaires doivent être prises. Les instruments proposés sont par exemple des abattements fiscaux pour les entreprises écologiques. Les marchés publics pourraient aussi être soumis à des critères environnementaux. Une base constitutionnelle pourrait en outre être créée pour permettre une réforme écologique de la fiscalité : la taxation de l’utilisation des ressources naturelles permet de défiscaliser d’autres domaines et encourage les entreprises à se mettre au vert.