Robert Cramer à propos de l'économie verte débattue au sein de la CEATE-E

Il est indispensable que les milieux économiques innovants fassent maintenant entendre leurs voix en faveur d’une économie verte.

Le virage à droite du Parlement menace la révision de la loi sur la protection de l’environnement. Le projet était censé améliorer tant l’efficience des ressources et le recyclage que l’écobilan des matières premières et produits importées. Au lieu de cela, on risque de voir bloquée la modernisation de la loi, vieille de plus de 30 ans, ou même un affaiblissement par rapport à la loi en vigueur.

Il faut maintenant que les forces innovatrices de l’économie, actives dans les branches du recyclage, des cleantech et du commerce de détail fassent entendre leurs voix en faveur d’une économie verte. Ils soutiennent tous cette révision, de même que 25 des 26 cantons.

En 2014, le Conseil des Etats a décidé d’entrer en matière sur ce projet et a adopté une solution de compromis. Le Conseil national a, lors de sa session d’automne 2015, continué à diluer le projet pour finir par le refuser complètement. Si le Conseil des Etats rejette à son tour ce projet de révision lors de la session d’hiver, celui-ci sera alors définitivement écarté. L’initiative « Pour une économie verte » serait donc soumise au peuple en 2016. La commission de l’environnement du Conseil des Etats (CEATE-E) décidera aujourd’hui sur sa recommandation au Conseil des Etats.