Adèle Thorens à propos de l'économie verte

Les masques sont tombés. La majorité bourgeoise ne veut ni une économie verte, ni protéger l’environnement.

décision de la CEATE-N de rejeter la révision de la Loi sur la protection de l’environnement suite à la conclusion de la discussion par article

Une majorité bourgeoise a rejeté aujourd’hui au sein de la Commission de l’environnement (CEATE-N) la révision de la Loi sur la protection de l’environnement (LPE). Ceci même après une longue discussion par article qui avait abouti à un compromis bien équilibré. Le projet de la Conseillère fédérale Doris Leuthard avait déjà été adapté pour répondre aux craintes des milieux économiques conservateurs lors des débats au Conseil des Etats – cependant, la majorité bourgeoise de la CEATE-N a inexplicablement refusé le texte à l’issue de la discussion par article.

En 2011 avant les élections, tous les partis se disaient « verts ». Ils montrent aujourd’hui leur vrai visage. Avec cette décision, les partis bourgeois s’opposent à une modernisation de la protection de l’environnement et à une économie préservant les ressources naturelles. Ensemble avec economiesuisse, ils représentent l’économie d’hier qui gaspillent les ressources de notre pays, accélèrent la déforestation, la surpêche en mer et le changement climatique au-delà de nos frontières. Cependant, en particulier dans le contexte du franc fort, nous aurions besoin d’impulsions pour créer des emplois durables, renforcer notre compétitivité et notre prospérité. Les cantons et des associations économiques telles que swisscleantech, la Communauté d’intérêt du commerce de détail, l’industrie du bois et les associations de consommateurs ont reconnu les signes du temps et soutiennent le projet de loi.

Les Verts demandent au Conseil national de corriger l’erreur commise en commission et d’entrer en matière lors de la session d’automne. Le Parlement nouvellement élu déciderait dans ce cas en décembre sur l’avenir de l’économie verte en Suisse. Les élections fédérales seront donc décisives pour la perspective d’une économie durable. Si le plénum du Conseil national décide de ne pas entrer en matière sur la révision de la Loi sur la protection de l’environnement, les Verts soumettront leur initiative populaire pour une économie verte au peuple.