Robert Cramer à propos de l'économie verte

Grâce à l’initiative, la Suisse avance vers une économie verte. Le contre-projet va dans le bons sens. Malheureusement trop lentement pour réduire à court terme notre empreinte écologique de façon significative. Le Conseil national a encore du pain sur la planche.

Les Verts saluent que les grands principes de l’initiative concernant l’utilisation économe des ressources et la valorisation des déchets ont été repris dans la loi (14.019). Il reste un point d’interrogation sur la prise en compte de l’impact écologique à l’étranger. Plusieurs instruments majeurs proposés par l’initiative sont également dans la loi, notamment les exigences minimales pour la mise sur le marché de matières premières et de produits importées et les conventions d’objectifs avec l’économie.

Les Verts regrettent que les informations sur les produits et les exigences sur la traçabilité aient été biffées. La valorisation du phosphore, des métaux de résidus et des matériaux d’excavation doit maintenant être réglée au niveau de l’ordonnance.

Par rapport au contre-projet, l’initiative pour une économie verte exige un objectif clair (réduire l’empreinte écologique à un niveau durable d’ici 2050) et une taxation écologique. Pour l’empreinte écologique, la Stratégie énergétique 2050 sera également un élément clé.