Empêcher le surendettement lié au crédit à la consommation

Aujourd’hui, le groupe des Verts votera en faveur de l’interdiction de la publicité agressive pour les petits crédits afin de protéger les consommateurs et consommatrices du surendettement. Les publicités des banques banalisent les petits crédits à la consommation de façon préoccupante.

Au Conseil national, les Verts soutiendront l’entrée en matière de l’initiative parlementaire Aubert « Prévention de l’endettement – Interdiction de la publicité en faveur des petits crédits » et de la révision de la loi proposée par la CER. Ils souhaitent ainsi protéger consommateurs et consommatrices d’un surendettement lié au crédit à la consommation.

Les campagnes publicitaires incitent à un endettement risqué
De tels crédits sont beaucoup trop facilement accessibles et leurs taux d’intérêt élevés (jusqu’à 15%) entraînent rapidement les consommateurs dans la spirale du surendettement. Les campagnes publicitaires de « GE Money Bank » ou de « Credit Now », par exemple, laissent entendre qu’il est évident de dépenser de l’argent qu’on ne possède pas.

Le projet de la Commission de l’économie et des redevances (CER) prévoit une interdiction de toute « publicité agressive » pour les crédits à la consommation, interdiction que le secteur bancaire se chargerait d’appliquer. Pour les Verts, ceci représenterait un premier pas vers plus de protection face au surendettement. Cependant, ils auraient souhaité voir des règles claires inscrites dans la loi, sur le modèle de celles édictées pour les publicités pour l’alcool et le tabac. En effet, depuis l’automne 2012, date d’un projet de convention visant à une autorégulation, le secteur du crédit n’a rien entrepris.

Le surendettement doit être pris au sérieux
Pour les Verts, interdire l’octroi de crédits à des personnes surendettées serait encore plus efficace qu’une interdiction de la publicité. Les banques devraient mener les contrôles nécessaires. Malheureusement, cette idée n’est pas soutenue par les partis bourgeois qui préfèrent laisser les personnes concernées s’en sortir toutes seules.

D’après l’Office fédéral de la statistique, en Suisse en 2008, environ 570 000 personnes avaient des retards dans leurs paiements ou des dépassements sur leur compte, et pour un tiers d’entre elles à un niveau critique. Ce sont souvent les ménages hautement exposés au risque de pauvreté qui viennent grossir ces statistiques.