Lisa Mazzone à propos du rejet du formulaire officiel lors d’une relocation La majorité conservatrice refuse de voir la réalité en face

Alors que les loyers ne cessent de prendre l’ascenseur, la majorité bourgeoise de la Commission des affaires juridiques met les pieds au mur en allant même jusqu’à refuser la transparence entre propriétaires et locataires. Le droit au logement doit être enfin mis en œuvre.

Signer un bail dont le loyer est surfait coûte des milliards de francs chaque année aux locataires. C’est pourquoi il est nécessaire de connaître le loyer précédent : l’obligation d’utiliser un formulaire officiel lors d’un changement de locataire permet d’apporter de la transparence et de réduire les augmentations abusives. Elle atténue ainsi l’explosion des loyers.
La majorité bourgeoise refuse de jouer cartes sur table et fait preuve de mépris envers les locataires. En rejetant l’entrée en matière sur cette modification du droit du bail, elle anéantit la dernière mesure qui avait survécu aux discussions entre la Confédération, les cantons et les villes pour améliorer la situation du marché du logement et calmer l’explosion des loyers. Ce faisant, la Commission montre qu’elle n’a que faire de la réalité que vivent de nombreuses personnes : dans les villes et agglomérations, les loyers ne cessent de prendre l’ascenseur.
Les Verts revendiquent une politique du logement équitable et crédible, à savoir :

  • meilleure protection contre les congés et limitation des hausses de loyers initiaux, notamment dans les régions avec une pénurie de logement,
  • promotion de logements à loyers abordables,
  • encouragement de la construction de logements abordables et écologiques (par ex. via les coopératives d’habitation).

C’est pourquoi les Verts soutiennent l’initiative « Davantage de loyers abordables ». Celle-ci charge la Confédération et les cantons d'encourager la construction d’habitations à loyer modéré et les soustraire à la spéculation et au profit. Elle s’avère d’autant plus indispensable que la commission du Conseil national a montré, au stade de la commission, que la nouvelle majorité refuse toute amélioration par le biais du Parlement.