Les Verts critiquent la passivité du Conseil fédéral

Les dernières semaines nous ont montré un Conseil fédéral incapable de remédier à la crise résultant de la cherté du franc. Le ministre de l’économie Johann Schneider-Ammann, en particulier, n’est pas à la hauteur de la situation. Ce qu’il faut, ce sont des signaux politiques clairs permettant à la Banque nationale suisse (BNS) de tout mettre en œuvre pour atteindre un objectif de cours. D’autres mesures sont en outre nécessaires pour initier une transformation écologique de l’économie.

La BNS et le Conseil fédéral ont manqué de réagir alors que le l’euro s’échangeait à CHF 1.30, ce qui oblige aujourd’hui à une intervention d’autant plus drastique. On l’attend en vain. Tout ce qui a été entrepris, c’est une table ronde qui n’a débouché sur aucune décision concrète.

Le Conseil fédéral doit montrer qu’il a la situation en main en soutenant la BNS. C’est par une politique monétaire active qu’on pourra éviter une grave crise économique. Cela implique qu’on fixe un objectif de cours. En élevant progressivement la valeur-limite, le franc pourra à nouveau retrouver un niveau acceptable.

Le Conseil fédéral doit également mettre en œuvre tous les moyens dont il dispose pour lutter contre la spéculation financière et monétaire. Les Verts demandent une taxe Tobin et une régulation efficace des marchés financiers.

Pour une baisse des prix des marchandises importées
Tant que le franc restera aussi fort, les gains réalisés par les importateurs devront également profiter aux consommatrices et consommateurs, notamment en autorisant les importations parallèles et en démembrant les cartels.

Une transformation écologique de l’économie
La crise monétaire actuelle est l’expression d’une défaillance du marché ayant conduit à une instabilité aux allures de crise. C’est pourquoi que les Verts réclament une transformation écologique de l’économie, qui doit tendre vers la circularité. Il faut par ailleurs appliquer des mesures pour empêcher que quelques acteurs empochent de gros profits au détriment de la société toute entière.