Les Verts exigent un objectif de cours clair

Fini de tergiverser – Les Verts exigent un objectif de cours clair

Les Verts exigent de la Banque nationale suisse (BNS) qu’elle intervienne de manière déterminée et cohérente sur le taux de change. Un cours de 1.40 Fr. pour un Euro peut être atteint si l’on augmente progressivement la valeur-limite durant les prochains mois. Plutôt que d’attendre des miracles de programmes d’aide ponctuels, le Conseil fédéral doit clairement manifester sa volonté politique de s’engager pour un tel objectif de cours.

Les tentatives hésitantes de la BNS ne suffisent pas à faire remonter le taux de change à un niveau favorable. Actuellement, seule une action résolue de la BNS pourrait inverser la tendance. Les Verts demandent donc au Conseil fédéral de donner un signal clair dans ce sens.

Après que l’UDC et economiesuisse aient soudain pris la mesure du danger, il faut passer des paroles aux actes : à savoir arrêter une limite inférieure et procéder à une dévaluation continue du franc. Sans une intervention rapide, la Suisse risque de perdre de nombreux emplois et de voir péricliter des secteurs possédant des savoir-faire précieux pour la transformation écologique de l’économie.

Eviter l’effet d’arrosoir pour le tourisme et les exportations
Les Verts ne jugent pas opportun d’arroser le tourisme et le secteur des exportations avec des subventions indifférenciées n’ayant des effets qu’à court terme. Ces milliards ne serviront qu’à combattre les symptômes et ne contribueront pas à une répartition plus équitable de la richesse.

L’aide de l’Etat doit aller aux entreprises qui s’engagent pour des buts écologiques et sociaux et sont particulièrement touchées par l’appréciation du franc. Par principe, la Confédération ne devrait pas soutenir des secteurs qui nuisent à l’environnement et au climat.

Une pression qui a des effets positifs sur les cartels
Les Verts trouvent encourageants les efforts entrepris pour démanteler les cartels d’importateurs. Les secteurs privés et public ne doivent pas relâcher la pression et continuer à exiger que les avantages que les importateurs tirent du taux de change bénéficient aussi aux consommateurs.