Plateforme électorale 2016 - 2019

1. Emplois locaux plutôt que montagnes de déchets radioactifs

Plus les centrales nucléaires resteront en fonction, plus les risques sécuritaires et les coûts de stockage seront importants. Les Verts veulent accélérer la sortie du nucléaire et promouvoir ainsi la création d’emplois dans le secteur énergétique et environnemental. La Suisse doit se libérer de sa dépendance envers les matières premières non renouvelables et diminuer son empreinte écologique, en versant des taxes incitatives et en interdisant certains produits hautement nuisibles. La responsabilité individuelle, c’est épargner aux générations futures l’héritage de montagnes de déchets, telle est la solution verte.

2. Mieux protéger le climat sans 2e tube au Gothard

La communauté internationale a encore 30 ans environ pour empêcher une catastrophe climatique mondiale. Mais le monde politique ne veut rien savoir, en Suisse également : les partis de droite lancent une offensive pour construire des routes, au lieu de renforcer la protection climatique. On ne s’en sortira pas ainsi. Les Verts s’opposent au creusement d’un 2e tube au Gothard et veulent développer la mobilité douce (train, bus et vélo). La surcharge climatique peut être réduite de manière efficace d’ici à 2030 grâce à l’amélioration des véhicules, bâtiments et machines. Qui d’autre en serait capable, si ce n’est la riche Helvétie ? Innover, telle est la solution verte.

3. Des quartiers vivants au lieu de paysages bétonnés

En Suisse, la surface construite augmente de onze terrains de football chaque jour. De nombreuses communes disposent de réserves de zones constructibles. De même le trafic grignote en continu des terres cultivées. Nous les Verts, nous soutenons des cycles économiques régionaux, des transports de courte distance et une utilisation sobre du sol. Des espaces verts et non construits doivent être également protégés afin que la densification de l’habitat ne diminue pas la qualité de vie. Notre solution contre l’augmentation croissante des loyers  passe par la création de coopératives et la lutte contre la spéculation foncière. Des relations de bon voisinage, telle est la solution verte.

4. Des aliments sains sans OGM ni fermes-usines

La Suisse importe environ la moitié de ses aliments et de ses fourrages, souvent produits au détriment des hommes, des animaux et de l’environnement. Les monocultures, l’élevage de masse et les produits chimiques menacent la fertilité des sols et la biodiversité à l’échelle mondiale. L’initiative des Verts pour des aliments équitables veut encourager les aliments produits en respectant environnement et animaux. Des mesures contre le gaspillage alimentaire ménagent également notre porte-monnaie. Régionale, saisonnière, équitable et respectueuse de l’environnement, telle est la solution verte.

5. Meilleures filières de formation contre pénurie autoprogrammée de spécialistes

La Suisse est pauvre en matières premières mais riche en innovations et en culture. Ces deux qualités ne se développent que grâce à l’ouverture et la tolérance. Nous les Verts, nous voulons défendre le partenariat international des universités, des hautes écoles spécialisées, de la recherche et de la culture contre l’isolationnisme de la droite nationaliste. Et nous luttons contre la privatisation croissante de la culture et de la science, mais aussi pour la formation professionnelle et les bourses d’études, afin que tout jeune trouve son chemin et bénéficie des mêmes chances. La culture pour tous, telle est la solution verte.

6. Des actes et non des promesses en politique égalitaire

L’égalité n’est toujours pas réalisée pour les femmes. Ni dans le choix professionnel, ni dans les postes dirigeants, ni en matière salariale. De même, les hommes ne peuvent modifier leur rôle traditionnel que lentement. Il est temps de passer à la vitesse supérieure. Les Verts œuvrent en faveur de l’égalité salariale et du congé parental. Il faut davantage de structures d’accueil – abordables – pour les enfants afin de mieux concilier vie professionnelle et familiale. Nous montrons bien sûr l’exemple : les femmes occupent la moitié des mandats parlementaires, telle est la solution verte.

7. Droits fondamentaux plutôt qu’état fouineur

La Convention européenne des droits humains garantit en Suisse la préservation des droits fondamentaux pour tous. Etat de droit et principe de proportionnalité sont au cœur d’une démocratie moderne. Nous les Verts, nous nous engageons pour que personne ne soit discriminé ni exclu en raison de sa nationalité, de sa langue, de son âge, de sa religion, de son mode de vie, de son orientation ou son identité sexuelle. Nous soutenons le mariage pour tous et la protection des minorités. Et nous luttons contre l’extension des compétences des services de renseignement et contre toute atteinte aux droits de la personnalité. Le respect, telle est la solution verte.

8. Emplois et rentes sûrs au lieu d’une concurrence économique destructrice

En Suisse les inégalités de revenu, de fortune et de formation se creusent. La sous-enchère fiscale pour les entreprises met en péril les conditions de travail. Les Verts luttent pour que les fruits du travail soient équitablement répartis et que les travailleurs âgés aient également leur chance. Nous voulons des impôts et des salaires équitables et un filet social solide. Nous combattons toute réduction des rentes ainsi que les cadeaux fiscaux accordés aux managers et aux multinationales. Un équilibre entre capital et travail et un partenariat social d’égal à égal, telle est la solution verte.

9. Responsabilité globale au lieu d’isolationnisme

De plus en plus de personnes quittent leur pays, chassées par la guerre, les persécutions, les catastrophes naturelles ou la pauvreté. La Suisse doit assumer sa responsabilité humanitaire et apporter son aide aux personnes en détresse. Les Verts demandent de garantir un accès sûr à la procédure d’asile et de lutter davantage contre les causes d’émigration. La Suisse doit s’engager au niveau mondial en faveur de la démocratie, du bien-être, de la paix, de la sécurité et de la préservation des ressources vitales. Les accords bilatéraux avec l’UE font également partie de la collaboration transfrontalière. Ouverture, telle est la solution verte.

10. Service public performant sans coupes budgétaires iniques

L’approvisionnement en eau et énergie, l’offre sanitaire et éducative font partie des tâches publiques. Elles doivent être accessibles à tous à un prix abordable. Aujourd’hui, le service public subit la pression des accords internationaux (TISA) et des cadeaux fiscaux accordés aux détenteurs de capitaux. Les Verts militent pour harmoniser les systèmes fiscaux cantonaux, instaurer un impôt sur les gains en capital et lutter contre l’évasion fiscale. Quiconque a les reins solides, doit porter davantage que les plus faibles, telle est la solution verte.

11. Soutien démocratique aux entreprises plutôt que monopole des multinationales

La Suisse est la plus grande place financière « offshore » du monde et la deuxième place dans le négoce des matières premières : telle influence, telle responsabilité. Nous les Verts, nous voulons une globalisation écologique, sociale et démocratique. Il faut donc des règles et des organisations internationales. Les Verts réclament des frontières pour les marchés des capitaux ainsi que des organes de contrôle pour le marché des matières premières et des denrées. Et nous combattons les accords occultes en matière de libre échange et de protection des investissements. Partager plutôt que dominer, telle est la solution verte.
 

12. Moins de dépenses militaires, plus d’engagement en faveur de la paix

Le 18 mai 2014, une nette majorité des citoyennes et citoyens suisses a refusé pour la première fois un projet de l’armée. Le non aux Gripen est pour une bonne part à porter au crédit d’un engagement vert de longue date. La population veut réduire les dépenses d’armement. Au lieu d’en tenir compte, le Conseil fédéral veut les augmenter massivement, en achetant des avions de transport pour expulser les demandeurs d’asile ou accomplir des missions militaires à l’étranger. S’engager davantage en faveur de la paix au sein de l’ONU et de l’OCDE et abandonner l’exportation de matériel de guerre, telle est la solution verte.