Votations du 24 novembre : 3x non

Non à l’arrêté sur le réseau routier – Place à la tarification de la mobilité

Le parti écologiste note avec satisfaction que la vignette à 100 francs, et surtout l’arrêté sur le réseau routier, ont été rejetés. Le réseau routier national ne pourra ainsi pas être étendu et la population aura son mot à dire sur les projets controversés. Il ne considère pas le non à l’initiative 1:12 comme un oui aux écarts salariaux, mais comme une invitation à trouver d’autres solutions pour les réduire. Le rejet de l’initiative de l’UDC est, par contre, un autre motif de satisfaction.

Les Verts se félicitent du rejet de la vignette à 100 francs et, donc, du nouvel arrêté sur le réseau routier national. Le non des Verts, des Verts libéraux et de l’ATE a fait « pencher la balance ». Au lieu de la vignette à 100 francs, les Verts vont défendre le principe du pollueur-payeur pour financer le trafic. Il faut tarifer la mobilité (mobility pricing) sur la base des kilomètres parcourus et de la consommation d’énergie. Ce qui, contrairement à la vignette forfaitaire, permettrait de canaliser intelligemment la mobilité en la réduisant au profit du climat.

Continuer à combattre les écarts salariaux
Les Verts déplorent le non à l’initiative populaire 1:12. Mais la bataille des urnes a montré que ses revendications ont rencontré un large écho dans la population. Le non concerne la forme, c’est-à-dire, les mesures proposées, et non le fond, l’exigence de davantage d’équité salariale. C’est pourquoi le combat contre les écarts salariaux se poursuit. A cet effet, les Verts soutiennent l’initiative sur les salaires minimums et s’engagent en faveur de l’imposition progressive et l’instauration d’un impôt sur les bonus.

Encourager le libre choix pour la garde des enfants
C’est à bon escient que les citoyennes et citoyens ont rejeté l’initiative de l’UDC sur les familles et se sont donc prononcés contre une déduction fiscale pour les familles bien loties. Il est vrai que pour beaucoup de ménages à petit ou moyen revenu, les enfants représentent un risque de pauvreté et que le choix de réduire son temps de travail au profit de ses enfants est très difficile. Les Verts continueront à se battre pour que ces familles soient soutenues. Ils demandent de leur verser de plus importantes allocations pour enfant et allocations de formation, d’instaurer un salaire minimal, des modèles de travail flexibles et d’augmenter le partage de poste et le temps partiel. Surtout pour les hommes et les cadres. Il y a également lieu d’étendre le congé parental pour les hommes et les femmes. Chacun doit pouvoir choisir le modèle familial qui lui convient.