La Suisse sauve 10 milliards du naufrage Gripen

Victoire: le Non au fonds Gripen l’a emporté. La large mobilisation a porté ses fruits. Au lieu de finir dans le budget militaire, l’argent ainsi épargné doit servir à financer des projets plus pertinents – sociaux, écologiques et encourageant le pacifisme. Après le Non à l’initiative fédérale sur les salaires minimums, les Verts porteront cette revendication au niveau cantonal.

Une chose est sûre : la Suisse ne veut pas de nouveaux avions de combat. La population a refusé l’achat – autant onéreux qu’inutile – des Gripen. Christian van Singer, conseiller national VD, est ravi : « Notre référendum a permis à la volonté populaire de se faire entendre. On évitera de gaspiller 10 milliards pour des avions de combat superflus. Les millions des partisans du gripen n’ont pas réussi à tromper les citoyennes et citoyens.» Il faut remettre immédiatement le plafond des dépenses militaires à 4,7 milliards de francs. « Grâce à ces 300 millions annuels épargnés, il sera possible de renoncer aux coupes budgétaires dans la formation, l’environnement et les infrastructures » commente Adèle Thorens, co-présidente des Verts suisses.

Salaires minimums : agir au niveau cantonal

Les Verts déplorent le Non à l’initiative sur les salaires minimums. Ils poursuivent leur combat en faveur de l’équité salariale, avec notamment le dépôt de la motion du conseiller national Christian Van Singer (VD). Celle-ci veut autoriser les cantons à fixer leurs propres salaires minimums. De plus, le parti écologiste demande au Conseil fédéral de prendre enfin des mesures contraignantes contre la discrimination salariale croissante des femmes, étant donné qu’elles sont le plus concernées par les bas salaires. Il convient en outre d’encourager les conventions collectives afin de protéger réellement l’ensemble des employés.

Les soins médicaux de base assurés

Si les Verts se réjouissent du Oui net en faveur des soins médicaux de base, ils regrettent que le Non à l’initiative sur les pédophiles ne l’ait pas emporté malgré une large coalition. Pour eux, il y a lieu de développer la prévention si l’on veut mieux protéger les enfants des abus et des violences.