Assemblée des délégué-e-s à Renens/VD S'engager contre la droite - pour le climat et les élections

Tant la Suisse que les Verts doivent rebondir. Pour la Suisse, il s’agit d’aller de l’avant dans la protection du climat. Le réchauffement climatique est l’une des menaces majeures pour les êtres humains et l’environnement. A cet effet, les délégué-e-s des Verts ont adopté un plan d’action. En vue des élections, la présidence lance un appel : pour éviter un virage à droite de la Suisse, le parti doit davantage mobiliser. Faute de quoi, la Suisse risque de s’isoler et le tournant énergétique de ne pas avoir lieu.

« Cet automne, nous devons empêcher un glissement à droite du Parlement et du Conseil fédéral », a affirmé la co-présidente Regula Rytz lors de son discours. La tendance à la baisse des derniers résultats électoraux, en particulier dans les cantons de Bâle-Campagne et de Zurich, n’a pas manqué d’interpeller la direction du parti. C’est pourquoi les présidentes ont annoncé que les Verts allaient mieux mettre en valeur leurs forces et leurs succès et mobiliser davantage. «C’est l’avenir du tournant énergétique, de notre climat et de notre nature qui est en jeu lors des élections d’octobre», a déclaré la co-présidente Adèle Thorens. «Seul un renforcement des Verts et de leurs alliés nous permettra de continuer à remporter des succès pour une Suisse écologique et responsable.»

Par ailleurs, les Verts ont mené une réflexion sur un de leur thème-clé, la protection du climat, en vue du sommet climatique qui débutera le 30 novembre à Paris. En effet, la Suisse fait trop peu à ce sujet. Les Verts présentent dans un plan d’action leurs revendications face à la nouvelle loi sur le CO2 qui entrera en vigueur en 2016. Ils définissent également des champs d’action au niveau communal, car il existe une grande marge de manœuvre au niveau local pour agir en faveur de la protection du climat – c’est pourquoi les Verts vont déposer des interventions parlementaires dans ce sens prochainement dans toute la Suisse.

Bastien Girod a pour sa part souligné l’importance des élections fédérales – y compris pour le climat. Un glissement à droite signifierait un recul pour la protection climatique. La semaine passée déjà, la majorité bourgeoise de la commission de l’environnement du National a décidé d’encourager l’achat de permis de polluer plutôt que de réduire les émissions de CO2 en Suisse. Les Verts sont indispensables pour éviter d’autres régressions de ce type.

Votations du 14 juin : 4 x Oui
Les délégué-e-s ont ensuite recommandé de voter 4 x oui le 14 juin. La réforme de la fiscalité successorale crée davantage d’équité et consolide l’AVS. De même, l’initiative sur les bourses est facteur d’égalité dans l’accès aux études. Pour les Verts, la nouvelle loi sur la radio et la télévision garantit un solide service public chaînes publiques. Quant au diagnostic préimplantatoire, une large majorité s’est dégagée en faveur du Oui, estimant que les couples doivent disposer de toute l’information possible sur les risques sérieux pour la santé de leurs futurs enfants.

En suite, les délégué-e-s ont confirmé leur soutien pour l'initiative « Arrêter le mitage du territoire » des Jeunes Verts.

Catastrophes en Méditerranée : les Verts renouvellent leurs revendications
Les co-présidentes ont également pris position sur les tragédies qui ont endeuillé la Méditerranée. Elles ont souligné que la Suisse doit impérativement adopter des mesures urgentes contre ces naufrages meurtriers. Les co-présidentes ont répété leurs revendications : réintroduire la procédure d’asile en ambassade, mettre sur pied un programme de sauvetage en mer et soutenir davantage les pays européens méditerranéens.

Adèle Thorens

co-présidente

«Nous ne pensons pas seulement à la fin du prochain trimestre, mais nous agissons pour les générations à venir. Pour cette raison, les Verts sont nécessaires.»

Déclaration acclamée par l'AD: les Verts demandent au Conseil fédéral de reconnaitre le génocide des Arméniens

Le Conseil fédéral doit reconnaître le génocide des Arméniens, des Assyriens, Chaldéens, des Grecs pontiques et des autres minorités massacrées dès 1915 par l'Empire ottoman. L'Assemblée des délégués des Verts demande au Conseil fédéral de reconnaitre le génocide des Arméniens à l'occasion du centenaire de sa perpétration.

Il y a un siècle s'est déroulée une des plus douloureuses tragédies de l’histoire de l’humanité: 1,3 million d'Arméniens, enfants, femmes et hommes indistinctement, ont été massacrés par l'Empire ottoman. La Suisse s’est déjà dotée d’une disposition pénale condamnant la négation des crimes contre l’humanité – en particulier des génocides – comme un acte de discrimination raciale.

De façon conséquente, le Conseil national a reconnu le génocide des Arméniens en date du 16 décembre 2003. Le Tribunal fédéral, instance judiciaire suprême de notre pays, a apporté sa contribution en condamnant à deux reprises (2007 et 2010) la négation de ce génocide.

La reconnaissance officielle de la part du Conseil fédéral fait encore défaut. Pourtant, lorsqu’il s’agit de la défense de principes fondamentaux et non de l’immixtion dans un conflit entre Etats tiers, il ne saurait invoquer la neutralité pour refuser de qualifier de génocide ce crime contre l’humanité. La négation d’un génocide est une dangereuse et intolérable porte ouverte à la perpétration d’autres génocides qui visent toujours à nier le droit des peuples à leur identité, à leurs croyances et à leur diversité.

Rendre justice au peuple arménien contribuerait à la pose de jalons pour la réconciliation entre les peuples turc et arménien. Après que le Pape François, le président de l'Allemagne, l'Autriche et le Parlement européen aient reconnu le génocide des Arméniens, la neutralité ne saurait être invoquée par le Conseil fédéral pour échapper à son devoir. L'Assemblée des délégués demande donc au Conseil fédéral de reconnaître le génocide du peuple Arménien.