Initiative "Pour une caisse publique d'assurance-maladie"

Oui à la caisse maladie publique

Contenu

Cette initiative propose d’introduire une caisse unique publique pour l’assurance obligatoire des soins. Multipartite, cette institution réunira des représentants des autorités, des assurés et des prestataires. Des agences cantonales auront la responsabilité de gérer les contacts avec les assurés et de calculer le montant des primes en fonction des coûts effectifs. Les assurances complémentaires ne seront pas touchées et le catalogue des prestations restera le même car fixé par la LAMal. Ce projet permettra de combler les lacunes du système actuel : manque de surveillance, hausses incessantes des primes, primes excédentaires dans certains cantons sans restitution aux assurés, chasse aux « bons risques ».


Cette initiative est soutenue par un large éventail d’organisations du domaine de la santé, de la défense des consommateurs et par plusieurs partis politiques (PS, Verts, PEV, PCS, PST-POP).

Nationalrat VD

Christian van Singer, conseiller national VD

«La caisse publique, au lieu de gaspiller des centaines de millions pour attirer les 'bon risques' et rémunérer grassement 61 conseils d’administration, investira davantage dans la prévention!»

 

Arguments pour un Oui à la caisse publique

Mieux vaut prévenir que guérir

Le système actuel n’offre aucune incitation à investir dans une politique durable de promotion de la santé et de prévention, par ex. via l’éducation à la santé et la promotion d’une alimentation saine, d’activités sportives ou d’un mode de vie sain et équilibré. Pourtant de telles mesures sont rentables à long terme car elles débouchent sur des économies directes et concrètes en termes de soins. Malheureusement, concurrence entre 60 caisses et chasse aux « bons risques » se font au détriment de toute vision à long terme, pourtant en faveur de la santé et du bien-être des assuré e s.

Davantage de solidarité entre les assurés

Actuellement, les caisses maladie sont à la recherche des « bons risques » (jeunes et en bonne santé !) Cette stratégie se fait au détriment d’une prise en charge de qualité des « mauvais risques », telles que les malades chroniques (diabétiques, séropositifs, etc.) En effet, les caisses ne sont pas incitées à développer des bonnes pratiques visant à améliorer leur prise en charge car elles ne veulent surtout pas les attirer. La caisse publique mettra un terme à cette sélection des risques et permettra une plus grande solidarité entre jeunes et seniors, entre individus en bonne santé et ceux souffrant de maladie.


La caisse publique permettra également de mettre un frein à la hausse des primes. L’augmentation des coûts de la santé est un fait (vieillissement de la population, progrès de la médecine, etc.), cependant les primes pourront être maintenues à un niveau abordable grâce aux économies réalisées : moins de frais administratifs car plus de transferts d’une caisse à l’autre, économie d’échelle et rationalisation de la gestion, moins de frais de publicité et de marketing.

Davantage de transparence

La caisse publique offrira une plus grande transparence grâce notamment à une séparation claire et nette entre assurances de base et complémentaire. Ceci aura l’avantage d’éviter à la fois l’utilisation abusive des données des assurés et la gestion opaque des réserves. La surveillance financière s’en trouvera également renforcée. Finalement, cette future institution nationale responsable de l’assurance-maladie obligatoire pourra s’inspirer des dispositifs éprouvés de l’AVS et de la SUVA.

Conférence de presse pour le lancement de la campagne (19.8.14)

Caisse maladie publique

La Coalition

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