Loi sur le fonds Gripen

Non à la loi sur le fonds Gripen

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Le conseiller fédéral Ueli Maurer veut doter l’armée de 22 Gripen de l’entreprise d’armement suédoise Saab. Le Parlement a dû adopter une loi spéciale, la loi sur le fonds Gripen, en vue d’acheter ces nouveaux avions de combat. Un référendum lancé par les Verts, le GSsA, le PS, les Jeunes verts et la Jeunesse socialiste a abouti en début d’année.


Les Verts jouent un rôle déterminant dans le comité « Non aux milliards pour des avions de combat » et suivent de près ce dossier depuis le début des débats parlementaires. Nous avons assuré une grande part de la coordination du référendum et de la récolte des signatures. Durant la campagne, nous resterons très actifs.

Arguments pour un NON à la loi sur le fonds Gripen

Gaspillage de milliards du contribuable
L’achat de nouveaux avions de combat coûte à la Suisse plus de 3 milliards de francs. Si l’on compte l’exploitation et l’entretien des avions, ceux-ci coûtent même près de 10 milliards de francs. Cet argent fera défaut pour d’autres investissements : non seulement pour le maintien de la sécurité de notre pays (lutte contre le terrorisme et les cyberattaques, prévention et intervention en cas de catastrophes, politique de la paix), mais également pour la modernisation de la Suisse (infrastructure pour l’énergie et les transports, formation, recherche, etc.)

Christian Van Singer, conseiller nationale VD
« Nos 32 F/A-18, récemment modernisés, suffisent amplement pour assurer la police du ciel. L'Autriche, bien que deux fois plus étendue, se protège avec 15 avions de combat moins performants que les nôtres ! »

Pour maintenir la sécurité, nul besoin de nouveaux avions de combat
La Suisse n’a pas besoin de nouveaux avions de combat. Pour les tâches de police du ciel, les F/A-18 forment une flotte plus importante que celle des Etats voisins de taille comparable. Dernièrement encore l’armée a modernisé les F/A-18 pour plusieurs millions de francs.


Le Conseil fédéral a lui-même affirmé dans son rapport 2010 sur la politique de sécurité que l’achat de nouveaux avions de combat durant la présente législature était inutile. Le Service de renseignement dans son rapport de situation 2013 confirme que les risques de conflit armé classique en Europe sont faibles. En d’autres mots, pour le maintien de la sécurité de la Suisse, l’achat d’avions de combat supplémentaires est inutile.

Luc Recordon, conseiller aux Etats VD
«Les grands enjeux de la défense du pays ne sont pas liés à la guerre aérienne. Il faut se protéger contre les atteintes économiques, contre les cyberattaques et contre les catastrophes naturelles et industrielles.»

Des milliards pour un autre «Mirage»
L’avion de combat que le Conseil fédéral veut acheter n’existe que sur papier. Le risque est supporté par les contribuables. Des dizaines de composants de l’avion doivent encore être développés. La Suisse doit payer à l’avance 40 % du montant de l’achat (plus d’un milliard de francs), sans savoir si le Gripen volera un jour.
 

Pour rappel : après le dernier achat d’avion en papier –le Mirage – le Parlement s’était juré qu’on ne l’y reprendrait plus. Ne jetons pas cette sage intention par-dessus bord.

Conférence de presse

Sites internet

 

Membres de l'alliance

Les Verts, les Jeunes Verts, le PS, la Jeunesse Socialiste (JUSO), le GSoA, SolidaritéS, la Jeunesse Alternative JA, Greenpeace, le CPS, La Gauche Suisse, l’ONG féministe pour la paix cfd, le Conseil suisse des associations pour la paix