Un nouveau label "sans OGM" en Allemagne
La Suisse doit s'inspirer des meilleurs
L’Allemagne vient d’introduire un label universel pour désigner les produits non-transgénique. Ilse Aigner (CDU), ministre de l’agriculture, l’a fièrement présenté cette semaine. Seuls les aliments produits sans addition de fourrages transgénique ont le droit d’arborer le logo. « L’introduction d’un logo universel renforce les consommatrices et consommateurs dans leur liberté de choisir leurs produits. Je souhaite qu’on fasse souvent usage de cette nouvelle possibilité d’étiquetage de produits », remarque la ministre. Les premiers produits munis du logo devrait être mis en vente dès cet automne. La rapidité avec laquelle le label est lancé sur le marché est étonnante pour un aussi grand pays, et la Suisse ferait bien de s’en inspirer.
Les associations de protection des consommateurs accueillent cette nouvelle déclaration des aliments avec satisfaction. L’utilisation du label se fait encore sur une base volontaire. Des voix s’élèvent pourtant contre le label, qui induirait les consommatrices et les consommateurs en erreur. En effet, celui-ci ne prend en compte que le fourrage transgénique ; des additifs produits par génie génétique sont autorisés.
Cependant : l’Allemagne a fait un pas en avant, même si l’application de l’étiquetage est contestable et la critique des opposants non dénuée de fondement : sans-OGM doit vraiment signifier sans aucun OGM.
Malgré tout : la Suisse pourrait pour une fois prendre exemple sur les leaders et non traîner à la queue du peloton comme dans autres domaines de la politique environnementale et climatique. Le dernier mot n’a pas encore été dit, ni en Allemagne ni en Suisse.
