Un non réjouissant à l’Initiative «No Billag»!

Des médias d'information indépendants sont une garantie pour la démocratie. Avec un non clair à l’initiative visant à saper la SSR, la commission du Conseil national a montré qu’elle ne veut pas s’écarter de ce principe.

Regula Rytz à propos de l’initiative « No Billag»

La commission compétente du Conseil national a dit deux fois non à l’initiative « No Billag ». Elle a tout d’abord expressément renoncé à un contre-projet comportant une réduction importante de la redevance, car cela affaiblirait fortement la cohésion nationale et la formation démocratique de l’opinion.

Elle a ensuite rejeté la commercialisation totale. Les auteurs de l’initiative veulent notoirement supprimer complètement la redevance officielle de réception et remettre ainsi la radio et la télévision entièrement en mains de prestataires commerciaux.

Pour les Verts, cette décision de la commission du Conseil national est une garantie d'une offre médiatique dans toutes les régions linguistiques. Cependant, c’est également un oui clair à un système médiatique durable en Suisse. Le partenariat de médias privés et publics en Suisse a fait ses preuves et il est plus important que jamais dans la période actuelle de changements. Il doit toutefois faire l’objet d’une nouvelle réglementation. C’est sa seule manière d’exister avec succès face à une concurrence grandissante des grands groupes médiatiques.

La SSR doit rester forte pour assumer sa tâche dans le contexte actuel. Elle doit cependant aussi se moderniser et se réformer en permanence. Les Verts exigent notamment une surveillance externe et indépendante des médias de service public et du domaine associé des télécommunications. Ils réclament en outre de meilleures possibilités de développement pour les stations de radio et télévision privées (par exemple la possibilité de mises en réseau ou d’offres TV plus larges). D’ailleurs, sur proposition des Verts, un examen en cours doit permettre de déterminer si une réduction de la publicité dans les premiers programmes de la SSR bénéficierait aux médias privés et au système des médias dans son ensemble.