Non aux avions de combat : le peuple doit se prononcer

Saigner le pays pour acheter des avions de combat inutiles et hors de prix? C’est exclu. Les Verts exigent que la population puisse se prononcer sur un projet précis, comme lors du vote sur le Gripen. Ils s'engageront au parlement pour la création d'un fonds spécial et annoncent d'ores et déjà le référendum.

Lisa Mazzone à propos de l'achat de nouveaux avions de combat

Seulement trois ans après le refus par le peuple de l’achat des Gripen pour quelque 3 milliards de francs, le Conseil fédéral ignore le message envoyé par la population, qui a pourtant remis en question la pertinence de cet achat. Il remet le couvert et sort sa longue liste au Père Noël, avec pas moins de 8 milliards prévus pour la force aérienne. A croire que pour l’armée, rien n’est trop beau, puisque ces coûts viendraient s’ajouter aux 5 milliards annuels votés par la majorité de droite.

Il est exclu que tout le pays se saigne pour une dépense inutile et hors de prix, alors que le budget 2018 prévoit des réductions dans des domaines essentiels à notre pays, comme la formation, l’agriculture ou la coopération au développement.

Les Verts exigent du Conseil fédéral qu’il permette un débat démocratique, transparent et honnête sur un projet précis comprenant le type et le nombre d’avions, leur coût exact et les menaces auxquelles ils devront répondre. Les Verts se battront ainsi au parlement pour la création d’un fonds spécial, comme pour le Gripen.

La Suisse, pays neutre, exigu et entouré de pays amis, doit cesser de dépenser des milliards pour les guerres fantasmées du passé et investir dans les véritables besoins de sécurité pour aujourd’hui et demain ; la protection du climat, l’adaptation au changement climatique et la cybersécurité, et non des avions superflus couplés à un système de défense sol-air. De plus, comme l’affirme le rapport du groupe d’accompagnement (option 4), les F/A-18 pourront être prolongés une nouvelle fois au-delà de 2030. Il n’y a donc aucune nécessité de se précipiter dans l’achat de nouveaux avions sans définition des menaces réelles auxquelles ils doivent répondre.