Migration

Résolution #SafePassage

Dans une résolution sur la politique d’asile, le comité des Verts suisses exhorte le Conseil fédéral à agir. Il doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour faire cesser la catastrophe humanitaire aux confins de l’Europe.

Les images insupportables des camps en Grèce montrent que les barbelés, la police et les gaz lacrymogènes ne sont pas une réponse aux souffrances des réfugiés fuyant la guerre civile et la violence en Syrie et dans d’autres pays du Moyen-Orient. Des milliers de personnes croupissent dans le froid et la boue. Après avoir échappé aux atrocités de la guerre civile et aux bandes de passeurs, ils se retrouvent pris au piège de la politique européenne de dissuasion.

Le marchandage de l’UE avec la Turquie est une déclaration de faillite de la politique d’asile européenne et contrevient à la Convention de Genève relative au statut des réfugiés. Les renvois collectifs (pushbacks) vers la Turquie sont illégaux. Les Verts suisses soutiennent par contre les propositions des Verts européens en vue d’une nouvelle politique d’asile pour l’ensemble de l’Europe, comme alternative au système de Dublin en échec.

Manif le 9 avril 2016 à Berne

Aline Trede

Supprimer la procédure en ambassade était une erreur qui coûte des vies humaines. Nous devons impérativement la réinstaurer. De plus, la Suisse doit s'engager pour un programme européen de sauvetage en Méditerranée.

Suite aux tragédies qui ont endeuillé la Méditerranée, les pays de l’Espace Schengen, y compris la Suisse, doivent agir. La Suisse doit soutenir financièrement l’Italie et la Grèce et accueillir un contingent de ces « boat people ». La Suisse doit également oeuvrer en faveur d'un programme de sauvetage comme l'exigent les Verts européens et ainsi de soutenir les pays limitrophes : l’Italie, la Grèce et l’Espagne. L’engagement de l’agence européenne de garde-frontière Frontex ne remplace pas un tel programme.

De plus, les Verts demandent au Conseil fédéral de réinstaurer la procédure en ambassade, qui a été supprimée lors de la dernière révision de la loi sur l’asile. Cette procédure permettrait de déposer une demande d’asile dans une ambassade suisse à l’étranger, évitant de devoir risquer sa vie pour venir la déposer en Europe.

Introduction

La migration est un phénomène aussi ancien que l’humanité elle-même. Cependant, rares sont les gens qui choisissent volontairement de s’expatrier. La plupart sont poussés à l’exil par les guerres, les catastrophes environnementales, la pauvreté ou l’absence de perspectives. Les Verts estiment que la liberté de s’installer en n’importe quel endroit du globe devrait être considérée comme un droit fondamental. En opposition complète avec ce principe, la Suisse interdit aux migrant-e-s qui ne sont pas originaires de l’Union européenne et/ou au bénéfice d’un niveau de qualification élevé de s’installer sur son sol.

À l’intérieur de ses frontières, elle tolère cependant que des personnes sans titre de séjour soient discriminées et maintenues dans des situations de non-droit parce qu’elles n’ont ni la possibilité de rentrer dans leur pays, ni celle de légaliser leur situation – alors que notre économie profite de leur travail. Pour les Verts, il faut repenser la politique migratoire suisse, cesser de catégoriser les migrant-e-s en fonction de leur pays d’origine et dire non au durcissement insensé des critères de l’asile.

Les Verts prennent également position sur l’intégration de la population étrangère en Suisse au chapitre Politique sociale.