Daniel Brélaz à propos de l'aide publique au développement

La Suisse ne peut pas réduire son budget d'aide au développement. Cela aurait non seulement un impact sur des êtres humains qui dépendent de ces projets mais nuirait également à la crédibilité de la politique étrangère de la Suisse.

Aujourd'hui, le Conseil national débat d'une motion de la Commission des finances portant sur le budget de l'aide publique au développement (APD): cette motion propose de fixer le budget alloué à la coopération au développement non plus en fonction du revenu national brut (0.5%) mais de la situation des finances fédérales.

Pour les Verts, cette motion est inutile: le Conseil fédéral établi déjà le budget de la coopération internationale en fonction de l'état des finances fédérales, le taux d’APD de 0.5% n’est appliqué aujourd’hui que de façon théorique. Mais cette motion est également insidieuse: elle cherche à réduire les fonds de cette enveloppe budgétaire.

En 1970, les pays de l’OCDE ont promis de consacrer à l’aide au développement 0.7% de leur PIB. Seuls 6 pays respectent aujourd'hui cette promesse: Norvège, Luxembourg, Suède, Danemark, Royaume Uni et Allemagne.