Position des Verts suisses à propos de la modification de la loi sur le CO2 en faveur de la construction de centrales thermiques à combustibles fossiles

En matière de politique énergétique, les mesures les plus profitables tant du point de vue du climat que de l’économie sont celles qui visent l’amélioration massive de l’efficacité énergétique. Des campagnes d’information et une réglementation définissant des standards minimaux sont pour cela nécessaires, ainsi que des programmes d’incitation mis en place par la Confédération et les cantons. Il faut en second lieu augmenter de manière ciblée l’approvisionnement en courant vert par des sources renouvelables décentralisées. Une fois le potentiel des mesures d’économie et de substitution pleinement exploité, il ne sera plus nécessaire de construire de grandes centrales thermiques à combustibles fossiles pour assurer la sécurité de l’approvisionnement énergétique. C’est ce qu’a démontré une étude de l’Office fédéral de l’énergie (scénario IV E, voir Office fédéral de l‘énergie 2007 : Perspectives énergétiques 2035, volume 2. p. 457-458). En misant sur le courant écologique et sur l’efficacité énergétique, on produit plus d’énergie et on crée davantage d’emplois qu’en investissant dans de grandes centrales. On écarte également le risque de pénurie qui menace dans un futur prévisible une politique énergétique uniquement basée sur des ressources non renouvelables comme les combustibles fossiles ou l’uranium.

Les Verts continuent donc à s’opposer aux grandes centrales thermiques à combustibles fossiles en Suisse et à exiger que la totalité de leurs émissions de CO2 soient compensées sur le territoire helvétique.

Adopté par l’assemblée des délégué-e-s le 2 février 2009 à Sion.